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Guide pratique — Fiscalité

Taxe sur les Plus-Values en Belgique 2026 : TCA 10 %, Franchise 10 000 € et Stratégies

Le 1er janvier 2026, la Belgique a basculé d'un des régimes de plus-values mobilières les plus cléments d'Europe à un impôt généralisé de 10 %. La loi a été adoptée le 3 avril 2026 et s'applique rétroactivement à toutes les ventes de l'année. Voici, sans jargon, ce que la TCA change concrètement pour un investisseur ETF passif, un détenteur d'actions individuelles ou un trader actif — et comment la franchise de 10 000 €/an, l'opt-out et la valeur de référence du 31/12/2025 redessinent vos arbitrages.

Mis à jour : mai 2026 — Sources : SPF Finances, news.belgium.be, KPMG Belgique, Test-Achats Invest, Baker Tilly, Wikifin.

TL;DR

  • Taux : 10 % sur les plus-values mobilières nettes réalisées à partir du 1er janvier 2026 (loi votée le 3 avril 2026, rétroactive sur toute l'année).
  • Franchise : 10 000 €/an par contribuable (20 000 € pour un couple sur biens communs), indexée chaque année.
  • Report : la part non utilisée se reporte à hauteur de 1 000 €/an, plafond 5 000 € sur 5 ans (franchise théorique max ≈ 15 000 €).
  • Valeur de référence : cours de clôture au 31/12/2025. Toute plus-value antérieure est définitivement exonérée.
  • Moins-values : déductibles des plus-values de la même année uniquement, aucun report sur les années suivantes.
  • Retenue à la source : obligatoire chez les brokers belges au 1er juillet 2026 ; opt-out possible pour déclarer soi-même via l'IPP.
  • Brokers étrangers (DEGIRO, Trade Republic, BUX, Revolut) : aucune retenue, calcul et déclaration à votre charge.
  • Hors champ : immobilier, pensions complémentaires (PLCI/EIP/2e pilier), épargne-pension, compte épargne réglementé.
  • Régime des participations substantielles (≥ 20 %) : 1 M€ exonérés/5 ans, puis barème 1,25 %–2,5 %–5 %–10 %.

Qu'est-ce que la TCA et pourquoi 2026 marque une rupture ?

Pendant des décennies, la Belgique a été un cas presque unique en Europe : les plus-values mobilières des particuliers étaient exonérées d'impôt tant qu'elles s'inscrivaient dans la gestion normale d'un patrimoine privé. Vous achetiez IWDA à 50 €, vous le revendiez à 120 € : zéro euro de fiscalité sur les 70 € de gain. Seules deux taxes concernaient les investisseurs : la TOB (à chaque transaction) et le précompte mobilier (sur les distributions).

Le 1er janvier 2026 a mis fin à cette spécificité. La taxe sur les comptes-titres et actifs financiers (TCA), parfois aussi appelée solidarity contribution ou « taxe sur les plus-values mobilières », instaure un prélèvement de 10 % sur les plus-values réalisées à la cession d'actions, ETF, obligations, fonds, crypto-actifs, contrats Branche 23 et certains avoirs (or d'investissement, e-money). La loi a été adoptée définitivement par la Chambre le 3 avril 2026, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026.

À ne pas confondre : la TCA est un impôt sur les plus-values (différence entre prix de vente et valeur de référence). C'est distinct de la TOB (à chaque transaction, 0,12 % à 1,32 %), du précompte mobilier (sur dividendes et coupons, 30 %) et de la taxe Reynders (sur la part obligataire des fonds, 30 % à la vente). Les quatre peuvent désormais s'appliquer à un même placement.

Quels actifs sont soumis (et lesquels ne le sont pas) ?

Le périmètre de la TCA est large mais pas universel. Le tableau ci-dessous récapitule les actifs concernés et ceux qui restent en dehors du nouveau régime.

Type d'actifTCA ?Précisions
Actions cotées (Apple, Solvay, ASML…)OuiPlus-value = prix de vente − valeur de référence (cours de clôture 31/12/2025 si détenu avant).
ETF et trackers (IWDA, VWCE, CSPX…)OuiCapitalisants comme distribuants. Cumul possible avec la taxe Reynders pour les ETF obligataires.
Obligations & bons d'État revendus avant échéanceOuiPlus-value de revente sur le marché secondaire. Le remboursement à l'échéance ne génère pas de plus-value.
Crypto-actifs (BTC, ETH, stablecoins…)OuiCession en EUR ou conversion crypto-vers-crypto. Désormais soumise à la TCA et non plus au régime « gestion normale ».
Branche 23 (assurances unit-linked)OuiLes contrats avec composante investissement entrent dans le champ. Branche 21 toujours sous son régime spécifique (PM si retrait < 8 ans).
Or d'investissement, e-money, devises spéculativesOuiOr physique négocié comme actif financier inclus. Or à usage personnel (bijoux) hors champ.
Plus-values immobilièresNonHors champ — restent soumises au régime existant (impôt 16,5 % si revente < 5 ans, exonération si résidence principale).
Pension complémentaire (PLCI, EIP, 2e pilier)NonRégime fiscal propre (taxe finale 8 % à 60 ans). Hors TCA.
Épargne-pension (3e pilier)NonTaxe finale 8 % à 60 ans. Pas de TCA additionnelle.
Compte épargne réglementéNonRégime du précompte mobilier réduit (15 % au-delà de 1 020 € exonérés). Pas de plus-value imposable.

Sources : SPF Finances, KPMG Belgique, Loyens & Loeff, communiqué news.belgium.be (avril 2026).

Comment calculer la plus-value imposable

La règle générale est simple :

Plus-value imposable = Prix de vente − Valeur de référence − Frais de transaction (TOB, frais broker)

Valeur de référence : la photographie du 31/12/2025

C'est le pivot du régime de non-rétroactivité. Pour les actifs détenus avant le 1er janvier 2026, la valeur de référence est le cours de clôture au 31 décembre 2025 (et non le prix d'acquisition réel). Tout gain accumulé avant cette date reste définitivement exonéré. Pour les actifs achetés à partir du 1er janvier 2026, la valeur de référence est simplement le prix d'achat réel.

Action concrète à faire : archivez le relevé de compte-titres au 31/12/2025 (PDF) de chaque broker. La plupart des brokers belges l'ont déjà intégré dans leur reporting. Pour DEGIRO, Trade Republic, BUX, Revolut : exportez votre historique et notez la valorisation de chaque ligne au 31 décembre 2025. Sans cette donnée, le fisc retiendra le prix d'acquisition réel — défavorable si vos plus-values latentes étaient déjà importantes.

Méthode FIFO obligatoire pour les ventes partielles

Si vous détenez plusieurs lots du même titre achetés à des dates différentes (DCA mensuel sur IWDA, par exemple), la règle First In, First Out s'applique : la première fraction vendue est réputée provenir du lot le plus ancien. C'est généralement à votre avantage car les lots plus anciens bénéficient souvent de la valeur de référence 31/12/2025, donc d'une plus-value imposable plus faible.

La franchise de 10 000 € (et son report)

C'est l'élément qui rend la TCA largement indolore pour la majorité des investisseurs particuliers belges. Chaque contribuable bénéficie d'une franchise annuelle, indexée chaque année.

Personne seule

10 000 € / an

En dessous de ce seuil de plus-values nettes réalisées dans l'année, aucune TCA n'est due.

Couple (régime légal, biens communs)

20 000 € / an

Pour un couple marié ou en cohabitation légale, sur les actifs communs. Si tout est sur un seul nom, vous perdez la moitié.

Le mécanisme de report

Si vous n'utilisez pas votre franchise une année donnée, une fraction est reportée sur les années suivantes. Trois règles à connaître :

1

1 000 €/an reportés maximum

Soit 1/10 de la franchise annuelle. Le report ne fonctionne donc pas sur la totalité de la franchise non utilisée — uniquement sur cette part de 10 %.

2

Plafond global de 5 000 € sur 5 ans

Le cumul ne peut pas dépasser 5 000 € après cinq années consécutives sans plus-value imposable.

3

Franchise théorique maximale : 15 000 €

Soit 10 000 € annuels + 5 000 € reportés. Pour un couple : 30 000 € en théorie. À utiliser stratégiquement pour solder une grosse position.

Retenue à la source ou opt-out : que choisir ?

C'est l'une des décisions les plus pratiques que vous aurez à prendre cette année. À partir du 1er juillet 2026, les brokers et banques belges (Bolero, Keytrade, MeDirect, BNP Paribas Fortis, KBC, ING…) seront tenus de prélever la TCA à la source à chaque vente, sauf si vous optez explicitement pour l'opt-out.

Retenue à la source (par défaut)

Avantages

  • Simplicité : zéro déclaration
  • Anonymat fiscal préservé
  • Caractère libératoire (rien à ajouter dans l'IPP)

Inconvénients

  • Pas d'application automatique de la franchise
  • Pas de compensation des moins-values d'autres comptes
  • Récupération du trop-perçu via réclamation IPP

Opt-out (déclaration personnelle)

Avantages

  • Application directe de la franchise (10 000 €/an)
  • Compensation des moins-values multi-comptes
  • Aucune trésorerie immobilisée en attente de remboursement

Inconvénients

  • Tenue d'un suivi rigoureux des transactions
  • Calcul manuel des plus-values nettes
  • Déclaration dans la rubrique dédiée de l'IPP

Notre lecture pour un investisseur particulier passif avec un compte chez un broker belge unique : la retenue à la source est plus simple, et vous récupérerez le trop-perçu lié à la franchise par voie de réclamation. Pour un investisseur multi-comptes ou avec des moins-values fréquentes, l'opt-out est plus efficient mais demande un suivi annuel discipliné.

Cas particulier des brokers étrangers

Les brokers étrangers (DEGIRO, Trade Republic, BUX, Revolut, eToro, Interactive Brokers, MEXEM…) ne prélèvent pas la TCA. Vous êtes en réalité automatiquement en opt-out : calcul, suivi et déclaration vous incombent. Cette obligation s'ajoute à la déclaration du compte étranger à la BNB et à la gestion partielle ou inexistante de la TOB sur certaines plateformes (Trade Republic, BUX, Revolut). Voir notre guide dédié : Comment déclarer un compte broker étranger en Belgique.

Moins-values : déductibles dans l'année, sans report

Le législateur a prévu une compensation des pertes, mais avec deux limites importantes.

Compensation intra-annuelle

Les moins-values réalisées en 2026 sont déductibles des plus-values 2026. Si vous gagnez 12 000 € sur Apple et perdez 4 000 € sur Tesla, votre base imposable est 8 000 €. Avec la franchise de 10 000 €, aucune TCA n'est due.

Aucun report sur les années suivantes

Si vos moins-values dépassent vos plus-values dans l'année, l'excédent est perdu fiscalement. Pas de report comme en France ou aux États-Unis. Si vous savez que vous aurez des plus-values l'an prochain, mieux vaut décaler la cession des positions perdantes.

Pertes antérieures à 2026 non éligibles

Une moins-value latente sur une position en perte avant 2026 ne peut pas être déduite si vous avez tenu cette position au-delà du 31/12/2025 et qu'elle a remonté depuis. La règle de la valeur de référence joue dans les deux sens.

Quatre cas pratiques chiffrés

Pour visualiser l'impact réel de la TCA selon votre profil, voici quatre scénarios représentatifs. Tous supposent que la franchise n'a pas été reportée d'années antérieures.

Petit investisseur ETF passif

Portefeuille de 80 000 € en IWDA, dont 30 000 € de plus-value latente cumulée. Vous vendez 10 000 € de parts pour rééquilibrer (3 750 € de plus-value réalisée).

Plus-value 3 750 € < franchise 10 000 €/an → 0 € de TCA due.

Investisseur ETF qui solde une position

Vous vendez l'intégralité d'un IWDA acheté en 2018 à 50 000 €, valorisé 110 000 € au 31/12/2025 et revendu 120 000 € en 2026.

Plus-value imposable = 120 000 − 110 000 = 10 000 €. Avec franchise 10 000 € → 0 € de TCA. La plus-value de 60 000 € antérieure à 2026 est définitivement exonérée.

Couple actif sur les actions individuelles

Couple marié sous régime légal, plus-values sur titres communs : 28 000 € sur l'année 2026 (Tesla, Nvidia, ASML).

Franchise commune 20 000 €. Base imposable : 8 000 €. TCA = 800 €.

Trader actif (jour) à gros volume

60 000 € de plus-values nettes en 2026 sur des positions courtes, dont 8 000 € de moins-values.

Plus-values nettes : 60 000 − 8 000 = 52 000 €. Après franchise 10 000 €, base imposable 42 000 €. TCA = 4 200 €. Attention : le régime « gestion normale de patrimoine » peut requalifier en revenus divers (33 %) en cas d'activité spéculative caractérisée.

Note : ces exemples ne tiennent pas compte de la TOB ni du précompte mobilier sur les dividendes éventuellement perçus en cours de détention. La TCA s'ajoute à ces deux prélèvements et ne les remplace pas.

Six stratégies d'optimisation légale

La TCA ne se contourne pas, mais elle s'aménage. Voici les leviers concrets pour limiter l'impact sur votre patrimoine, dans le strict cadre légal.

Étaler les ventes sur plusieurs années

Au lieu de solder un portefeuille de 30 000 € de plus-values en une seule fois (TCA = 2 000 €), vendre par tranches de 10 000 € sur 3 années permet d'utiliser la franchise chaque année et de payer 0 € de TCA.

Maximiser la franchise du couple

Pour un couple marié sous régime légal ou en cohabitation légale, la franchise atteint 20 000 €/an si les actifs sont communs. Si vous détenez tout sur un seul nom, vous perdez la moitié de l'avantage. Ouvrir un compte-titres au nom des deux conjoints (ou répartir les positions) double la franchise.

Compenser les moins-values dans l'année

Si vous avez des positions en moins-value latente, les céder pendant l'année où vous réalisez vos plus-values permet de réduire la base imposable. Attention : pas de report sur les années suivantes — utilisez vos pertes l'année où elles servent.

Tracker votre valeur de référence 31/12/2025

Conservez précieusement les cours de clôture du 31 décembre 2025 de chaque ligne. C'est votre base de calcul pour toutes les positions détenues avant 2026. Sans cette donnée, le fisc retient le prix d'acquisition réel — moins favorable si vous avez beaucoup de plus-value latente.

Privilégier les ETF capitalisants longue durée

Pas de précompte annuel sur les distributions (capitalisation), pas de TCA tant que vous ne vendez pas. La fiscalité reste reportée jusqu'à la cession — idéal pour bâtir un capital sur 20-30 ans.

Choisir entre retenue à la source et opt-out

La retenue à la source (par défaut chez les brokers belges à partir du 1er juillet 2026) est simple mais ne tient pas compte de votre franchise ni de vos moins-values d'autres comptes. L'opt-out vous laisse déclarer vous-même : plus de paperasse mais récupération de la franchise et des compensations possibles via votre IPP.

Régime des participations substantielles (≥ 20 %)

Pour les chefs d'entreprise, fondateurs et dirigeants qui détiennent au moins 20 % du capital de la société qu'ils cèdent, le régime est différent — plus généreux sur la première tranche, plus dur au-delà.

Tranche de plus-valueTaux
Jusqu'à 1 000 000 € (par 5 ans)0 % (exonération totale)
De 1 000 000 € à 2 500 000 €1,25 %
De 2 500 000 € à 5 000 000 €2,5 %
De 5 000 000 € à 10 000 000 €5 %
Au-delà de 10 000 000 €10 %

Concrètement, un fondateur qui revend sa société pour 4 M€ (avec 20 % détenus en propre) paie : 0 € sur le 1er million, 18 750 € sur la tranche 1–2,5 M€, et 37 500 € sur la tranche 2,5–4 M€, soit un total de 56 250 €. Pour la quasi-totalité des investisseurs particuliers (qui détiennent moins de 1 % d'une entreprise cotée), c'est le régime standard à 10 % qui s'applique — et ce régime spécial ne joue jamais.

Synthèse : ce que la TCA change vraiment pour vous

Pour la majorité des investisseurs particuliers belges (capital ≤ 200 000 €, profil buy & hold ETF), l'impact annuel de la TCA reste très limité grâce à la franchise de 10 000 €. Un portefeuille IWDA de 100 000 € qui gagne 7 % par an génère 7 000 € de plus-value latente — bien en dessous du seuil — et ne déclenche aucune taxe tant que vous ne vendez pas. Les ETF capitalisants conservent ainsi leur statut d'outil fiscalement le plus efficient pour bâtir un patrimoine sur 20-30 ans.

Pour les profils plus actifs (rebalancing fréquent, actions individuelles à forte volatilité, trading spéculatif, gros patrimoine), la TCA introduit en revanche un vrai changement de logique : tenue d'un suivi annuel, calcul des plus-values nettes, choix retenue source vs opt-out, archivage de la valeur de référence 31/12/2025. Le passage à un broker belge full-fiscal (MeDirect, Bolero, Keytrade) peut alors valoir la légère hausse de frais, ne serait-ce que pour décharger le calcul.

Enfin, gardez à l'esprit que la TCA est jeune : certains points pratiques (modalités exactes de l'opt-out, format de la déclaration, traitement des transferts entre comptes) seront précisés dans les arrêtés royaux et la doctrine administrative au fil de 2026. Suivez les communications du SPF Finances et de votre broker, et n'hésitez pas à consulter un comptable pour les cas complexes (dividendes étrangers, héritages mobiliers, transferts entre conjoints, expatriation).

Questions fréquentes

La TCA (taxe sur les plus-values d'actifs financiers, parfois appelée « solidarity contribution » ou « capital gains tax ») est un impôt belge de 10 % sur les plus-values nettes réalisées par les particuliers à partir du 1er janvier 2026. Elle s'applique aux résidents fiscaux belges soumis à l'impôt des personnes physiques. Sont concernés les actions, obligations, ETF, fonds, crypto-actifs, contrats d'assurance Branche 23 et certains avoirs (or d'investissement, e-money). L'immobilier, les pensions complémentaires (PLCI, EIP) et l'épargne-pension restent hors champ.
La franchise annuelle est fixée à 10 000 € par contribuable. Pour un couple marié ou en cohabitation légale, dont les actifs sont communs, la franchise commune atteint 20 000 €. Le législateur a prévu une indexation annuelle pour suivre l'inflation. La part non utilisée d'une année peut être reportée à hauteur de 1 000 €/an, plafonnée à 5 000 € sur 5 ans, soit une franchise théorique maximale de 15 000 € par personne après 5 années sans plus-value.
Le législateur a prévu un mécanisme de non-rétroactivité : la valeur de référence retenue est le cours de clôture au 31 décembre 2025. Tout gain accumulé avant cette date reste définitivement exonéré. Concrètement, si vous avez acheté 100 actions Apple à 100 € en 2018, qu'elles cotaient 220 € au 31/12/2025 et que vous les revendez 250 € en 2026, votre plus-value imposable n'est pas 150 € mais 30 € par action (250 − 220). Conservez impérativement les relevés de votre broker au 31 décembre 2025.
Oui à partir du 1er juillet 2026, les brokers et banques belges (Bolero, Keytrade, MeDirect, BNP Paribas Fortis, KBC…) seront obligés de prélever la TCA à la source à chaque vente, comme ils le font déjà avec la TOB et le précompte mobilier. Vous avez toutefois la possibilité d'opter pour l'« opt-out » : dans ce cas, votre broker ne prélève rien et vous déclarez vous-même vos plus-values dans votre IPP. L'opt-out est recommandé si vous voulez utiliser pleinement la franchise et compenser les moins-values inter-comptes.
Les brokers étrangers ne prélèvent pas la TCA — ils ne sont pas tenus de connaître la fiscalité belge. C'est donc à vous de calculer vos plus-values nettes (avec valeur de référence 31/12/2025), d'appliquer la franchise et de déclarer le solde imposable dans votre déclaration IPP. Cette obligation s'ajoute à la déclaration annuelle du compte étranger à la Banque Nationale (BNB) et à la déclaration de la TOB sur certains brokers (DEGIRO, MEXEM gèrent la TOB ; Trade Republic, Revolut et BUX la gèrent partiellement ou pas du tout). En cas de doute, un comptable familier des dossiers d'investisseurs particuliers est un investissement rentable.
Les moins-values réalisées sur l'année 2026 sont déductibles des plus-values de la même année. Si vous avez 15 000 € de plus-values et 4 000 € de moins-values, votre base imposable est 11 000 €, à laquelle on applique la franchise de 10 000 € : la TCA porte donc sur 1 000 €, soit 100 € à payer. Limite importante : aucun report n'est prévu sur les années suivantes. Si vos moins-values dépassent vos plus-values dans l'année, l'excédent est perdu fiscalement. Les pertes antérieures à 2026 ne sont par ailleurs pas prises en compte.
Oui. Pour une « participation substantielle » (≥ 20 % des actions cédées), un régime spécifique s'applique avec exonération du premier million d'euros par période de 5 ans, puis un barème progressif : 1,25 % entre 1 et 2,5 M€, 2,5 % entre 2,5 et 5 M€, 5 % entre 5 et 10 M€, et 10 % au-delà. Ce régime s'adresse principalement aux dirigeants et fondateurs qui cèdent leur société. Pour la quasi-totalité des investisseurs particuliers (qui détiennent moins de 1 % d'une entreprise cotée), c'est le régime standard à 10 % qui s'applique.
Oui. Avant 2026, les plus-values crypto étaient soumises à un régime à trois étages (exonération en gestion normale, 33 % en revenus divers spéculatifs, ou taux progressif si activité professionnelle). Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values crypto réalisées en gestion normale entrent dans le périmètre de la TCA à 10 %, avec la même franchise de 10 000 €. La conversion BTC→ETH ou crypto→stablecoin est considérée comme une réalisation imposable. Pour une activité spéculative caractérisée (trading actif), le régime des revenus divers (33 %) ou des revenus professionnels peut continuer de s'appliquer — point à clarifier avec un comptable spécialisé.

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